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Rencontre avec Stéfan Faucher

Plusieurs de nos derniers articles de blogue avaient pour sujet le fondateur de la Sucrerie de la Montagne, Pierre Faucher. Heureusement, Pierre a une belle relève pour l’entreprise familiale. En effet, son fils Stéfan travaille auprès de lui afin de poursuivre l’œuvre et la philosophie de la Sucrerie.

Petit, Stéfan venait voir son père à tous les jours à la cabane. Après avoir choisi de faire ses études aux États-Unis, son souhait aura été de revenir dans sa terre natale afin d’apporter son talent et sa personnalité au succès de l’entreprise.

Afin de mieux vous faire connaître cette personne extraordinaire, nous avons décidé de lui poser quelques questions.

Q : Quels sont tes plus vieux souvenirs de cabane à sucre?

Pour moi, les plus vieux souvenirs de cabane à sucre remontent au temps où je marchais dans l’érablière avec mon père. Je me souviens du calme de la forêt et du bien-être que l’on avait tous les deux d’être parmi ces grands érables, de prendre l’air. L’érablière, c’est notre place, c’est notre chez nous. Et ça dure depuis longtemps!

Je me souviens aussi de m’asseoir sur le vieux tracteur Farmall 1946 que l’on possède toujours pour divers travaux à la Sucrerie de la Montagne. J’étais encore un petit garçon et j’adorais la sensation de m’asseoir sur cet engin.

Par la suite, la cabane a toujours été une deuxième résidence. Il me semble que j’ai toujours aidé au travail qu’il y avait à faire ici et j’ai appris très tôt comment on faisait le sirop d’érable. C’est comme une seconde nature pour moi.

Q : Quelle était ta perception du travail de ton père lorsque tu étais petit?

Ce que je voyais du travail de mon père quand j’étais petit, c’est qu’il travaillait très fort pour que son entreprise fonctionne bien. Il a cette passion pour les projets qu’il entreprend. Je savais aussi qu’il aimait ce qu’il faisait parce qu’il parlait de la Sucrerie à tout le monde.

Ma perception était que les gens aimaient ce qu’il racontait parce qu’on avait toujours des visiteurs pour venir écouter mon père parler de son histoire et de la cabane.

Pour moi, voir une personne aussi passionnée de son travail a été très inspirant. Je ne me verrais pas travailler à quelque chose que je n’aime pas. Je sais qu’on passe beaucoup d’heures dans notre vie au travail et pour moi, c’est important d’adorer ce que l’on fait. Je me sens chanceux de pouvoir faire ce que j’aime dans la vie et de pouvoir participer à l’entreprise familiale.

Q : Quelle est ta spécialité dans l’entreprise?

Ma spécialité numéro 1 est d’accueillir les clients. Je m’occupe aussi des visites guidées et j’aime être derrière le bar pendant le service. Mais si tu me demandes ma spécialité, je te dirais que c’est de jouer de la cuillère de bois avec nos musiciens!

Q : Dans quel domaine as-tu étudié?

J’ai touché quelques domaines, entre autres l’histoire, l’art, la photo, la gérance et le leadership. J’utilise tous ces domaines d’étude dans mes diverses fonctions au sein de la Sucrerie!

Q : Qu’est-ce qui te passionne dans la Sucrerie? Qu’est-ce qui fait en sorte que tu te lèves le matin et que tu as hâte de venir travailler?

Pour moi, accueillir et échanger avec les visiteurs est un cadeau. J’aime ce contact humain qui est au centre de mon travail, j’aime apprendre à connaître les gens, d’où ils viennent, les raisons pour lesquelles ils ont décidé de venir nous visiter.

Je suis aussi un grand partisan de la sauvegarde et de la célébration du folklore canadien-français. Mon travail me permet de réaliser cela à chaque jour et je trouve cela passionnant de pouvoir le faire à travers mon entreprise. C’est un peu la même chose quand vient le temps de poursuivre la tradition de la fabrication du sirop « à l’ancienne ». Faire le sirop comme le faisaient nos aïeux, en ramassant l’eau d’érable manuellement, en le faisant chauffer avec des bouilloires au bois, cela donne tellement un bon goût au sirop…

Et on ne va pas se mentir, une chose qui me donne envie de me lever le matin au printemps, c’est de pouvoir boire l’eau d’érable pendant mon travail! Un véritable bonheur!

Q : On sait que ton père Pierre est une figure plutôt emblématique. Comment fais-tu ta place au sein de la Sucrerie?

J’ai grandi à la Sucrerie. Tout le monde me connaît depuis mon jeune âge. Je ne veux pas prendre la place de mon père. Je veux simplement continuer l’entreprise familiale avec les valeurs qui m’ont été transmises par mon père et que je juge importantes, entre autre l’authenticité, l’accueil, les valeurs familiales et respecter la forêt…

Q : Comment vois-tu l’avenir de la Sucrerie?

Je vois cet avenir avec ma femme Véronique avec qui je travaille tous les jours et avec mes deux filles. Je m’efforce de montrer à mes enfants tout le bien-être que l’on ressent au contact de la nature comme nous avons la chance de le vivre chaque jour dans le cadre de notre travail. Elles feront leurs propres choix quand elles seront grandes, et peu importent leurs choix, elles auront toujours une place au sein de la Sucrerie.

Pour nous, qui sommes visiteurs de la Sucrerie, c’est toujours un plaisir d’échanger avec Stéfan et de le voir s’occuper de ses clients comme si c’étaient des membres de la famille. C’est ainsi que l’on se sent à la Sucrerie de la Montagne grâce au travail de Stéfan : comme un membre de la famille…

Vous êtes les bienvenus!

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